Mon histoire

 

L’inceste réalisé par mon grand-père et la réaction de ma famille

L’incestuel est une notion difficile à définir. Au préalable, je vais vous parler d’inceste.

Avant de raconter l’inceste que j’ai subi de la part de mon grand-père, je souhaite préciser au préalable que ma famille n’a jamais cherché à savoir ce qu’il avait fait et ce que j’avais ressenti à l’époque de cette première révélation.

A 10 ans, lorsque je répondais à la question de ma mère (« qu’est-ce qui ne va pas avec grand papa ? ») par un « il me sert de trop près », je vivais la relation avec mon grand-père comme une véritable relation amoureuse qui devait rester cachée. Était-ce ma manière de pouvoir « survivre » à l’innommable ? Alors quand ma mère m’annonçait que mon père et elle avaient décidé qu’il ne pourrait plus me revoir sans être accompagné, j’espérais qu’il brave l’interdit et vienne me chercher. Je me sentais à la fois terriblement gênée des gestes qu’il avait eu devant ma mère et qui avaient permis de mettre cette relation au grand jour, et malheureuse sans lui, car il était la seule personne à m’apporter de la tendresse.

Quand il est décédé, un an plus tard, je m’étais culpabilisée, en pensant que c’était ma faute s’il était mort car j’avais parlé. Cette culpabilité avait pu être exprimée et j’avais pu mettre en scène ce mal qui me rongeait, lors d’un atelier de psychodrame qui m’avait été proposé durant la période de phobie sociale.

Mon grand-père n’était pas seulement ce père admiré par ses enfants et ce magistrat de carrière, promu Commandeur de la Légion d’Honneur un an avant ma naissance, il était aussi un « grand-père dévoué, toujours disponible et affectueux, pour le plus grand bonheur de ses petits-enfants », ainsi qu’une personne dont les qualités étaient « outre son humanité », « droiture et sens de l’honneur » (extrait du livre « Notre famille », écrit par un de mes oncles et ma tante).

 

Après le grave accident de mon père, qui l’avait plongé dans le coma, j’avais ressenti la nécessité de témoigner à l’émission de radio « Fun radio » avec D-fool et le Doc. Une fois passée, j’avais fait écouter l’enregistrement à ma mère qui avait pu enfin savoir ce que j’avais subi. Il ne s’agissait pas seulement d’attouchements sexuels.

Mon grand-père m’avait également embrassé sur la bouche et venait me voir dans mon lit les rares soirs où je dormais chez mes grands-parents. J’ai aussi le souvenir de ses « french kiss » qui me rendaient les gens toutes molles, au point qu’il devait me porter avec ses bras afin de pouvoir me garder à sa hauteur et continuer à m’embrasser avec sa langue.

Ma mère pouvait-elle comprendre pourquoi elle avait eu tort de penser que de me permettre de « parler » à un psy était me traumatiser davantage ?

Vers mes 30 ans, une fois sortie de mes cinq années de phobie sociale, ma mère me révélait les propos tenus par mon père, mon grand-père, ma tante et mon oncle. Mon oncle, ma tante et mes parents auraient discuté ensemble de ce qui se serait passé entre mon grand-père et moi (comme je n’avais rien dit de plus je me demande bien ce qu’ils pensaient alors que mon grand-père m’avait fait !) : mon oncle « tous les grands-pères font ça. Tant qu’il ne lui a pas mis un doigt .. ». Ma mère m’avait dit avoir été offusquée mais n’avait pas réagi.

 

Quant à mon père, lui et moi n’avons jamais parlé de ce sujet mais j’ai toujours senti qu’il était mal à l’aise avec ça et qu’il m’en voulait. Après son accident, qui l’a rendu traumatisé crânien, il m’avait dit : « chrystèle, ne t’en fais pas, ton grand-père te pardonne ! ». Ce à quoi je lui avais répondu, en tentant de ne pas trop montré mon énervement : « mais papa, moi je n’ai rien à me faire pardonner ! c’est lui qui m’a fait quelque chose, pas moi ! ». J’ai compris bien plus tard que ce jour là c’était mon père qui me pardonnait ! Oui, il m’en avait voulu pour ce que son père m’avait fait.

 

Pardonner ?

J’ai été durant longtemps dans l’incompréhension de leur réaction à tous : personne pour vouloir savoir ce que j’avais vécu et comment je me sentais.

J’étais en colère, jusqu’au jour où j’ai vu mon oncle, alors âgé de 92 ans, parler à ma tante pour tenter de la rassurer à la suite d’une crise d’angoisse. Son visage montrait tant d’amour pour elle que je les trouvais réellement touchants tous les deux. Je pensais qu’il était temps pour moi de réussir à leur pardonner pour être encore dans cette mentalité de « culture du viol » et de l’inceste. Dans 8 ans, mon oncle aura un siècle de vie.

Alors je leur pardonne à tous, mais en contrepartie je m’autorise enfin à parler au grand jour – sans honte ou culpabilité – de ce que j’ai vécu. Je choisis de le faire avec humour et dérision parce que mon but n’est pas de faire pleurer et que l’humour est un outil pour moi de résilience.

 

Vivre au sein d’une famille incestuelle

L’enfant qui se construit dans une famille incestuelle apprend à nier ses besoins et à satisfaire aux attentes de ses parents. Et même une fois devenu grand il peut continuer à privilégier les attentes d’autrui, à faire preuve d’une trop grande empathie à l’égard des autres. Il s’agit d’enfants traumatisés tout autant que peuvent l’être les enfants victimes d’inceste. De plus un enfant vivant au sein d’une famille incestuelle peut également être un enfant abusé par un membre de la famille, parce qu’un climat incestuel est le terrain fertile à la survenue de l’inceste.

Les enfants ayant subi l’inceste, la société a tendance à souhaiter les maintenir dans le silence, mais ils sont reconnus en tant que victimes. Cela n’est pas le cas des enfants ayant connu l’incestuel.

C’est le moment pour moi de vous livrer mon témoignage d’enfant qui a vécu dans une famille incestuelle. Si vous saviez comme c’est difficile de réaliser à 56 ans que sa vie a été donnée à ses parents et finir par apprendre qu’ils ont été des « parents dysfonctionnels », bien malgré eux.

L’incestuel, tout comme l’inceste, peut se transmettre de manière transgénérationnelle, si personne n’ose enfin sortir du silence.

L’enfant formule une demande d’amour et de tendresse à l’adulte mais reçoit en retour une réponse sexualisée ou bien une absence de tendresse.

Certains enfants, nés dans des familles dans lesquelles plane le risque de passage à l’acte (inceste), se taisent, parfois à tout jamais (se suicident). Moi j’ai décidé de prendre la parole et de vous parler de la réalité du vécu de ces enfants, même si elle peut être insoutenable par moments. Si la société continue de préférer fermer les yeux et de faire taire les victimes, alors cela revient à créer des adultes traumatisés à qui on brise la vie.

Comme il existe un #METOO INCESTE, il serait souhaitable que soit lancé un #METOO INCESTUEL et que des études soient menées pour faire reconnaître les dégâts que l’incestuel peut créer.

 

L’incestuel en images

Maintenant, ouvrez grands vos yeux car je vais vous plonger dans le climat de l’incestuel où mieux vaut avoir un cœur solide pour y faire face !

Pour l’enfant de parents dysfonctionnels qui ne connaît que ça depuis sa naissance, le climat incestuel devient une normalité.

Un malaise peut être parfois ressenti par moment, mais l’enfant qui se demande si ce qu’il vit est normal, à qui peut-il en parler ? Et encore plus s’il fait l’objet d’inceste. Le silence lui est imposé au sein de la famille incestuelle. L’enfant ne trouve personne pour l’inciter à dire ce qu’il vit au sein de sa famille qui ne dénonce pas à l’extérieur de la famille : enseignant, police, assistante sociale, infirmière, docteur.

Souvent c’est transgénérationnel : en cherchant bien on peut trouver l’existence de signes. Par exemple, l’absence de souvenirs de son enfance ou pour mon grand-père le fait d’avoir simplement énoncé ne pas avoir eu une enfance très heureuse qui l’aurait poussé à s’engager rapidement dans l’armée.

 

Les conséquences de l’incestuel (« inceste psychique »)

Début 2024, je suis dans un lit d’hôpital et reliée à des perfusions qui sont destinées à m’hydrater et à faire remonter mon taux de potassium. Une dame rentre dans ma chambre et me dit qu’elle est orthophoniste et qu’elle vient pour voir comment je mange et comment je bois. Elle me sort de ma sieste, que je viens de commencer. Depuis plusieurs jours je passe mes journées à dormir. Je ne sais faire que ça. Je suis tellement épuisée avec mes 36 kilos, pour un mètre soixante-six et ma sclérose en plaques, secondairement progressive qui me bloque au lit. Je ne peux pas bouger seule, je suis comme en prison dans ce lit médicalisé

Quand elle me demande de manger devant elle pour lui montrer comment je mange, d’avaler quelque chose et de boire un peu d’eau : j’essaye et je réalise que je n’y arrive pas. En fait, voyant que je n’y arrive pas, je me mets à pleurer, tout en essayant de lui dire comme je réalise que ce n’est pas normal. Je ne peux pas faire ce qu’elle me demande, qui est pourtant quelque chose de tout simple et qui est vital. C’est à ce moment-là je comprends que je suis anorexique. Cela fait des années, cela fait plus de 30 ans que je suis anorexique sans le savoir. Pour moi l’anorexie ne touche que de jeunes femmes qui veulent perdre du poids. Moi, je sais que je suis maigre à la suite du Covid, depuis ma perte de goût et d’odorat. Mais je n’ai jamais voulu perdre de poids et je me sais trop maigre. Mais là c’est devenu une maigreur extrême qu’il faut soigner au plus vite.

Un an plus tard, après avoir pris vingt kilos grâce à une sonde naso-gastrique qui m’a permis de rééduquer mon estomac, la mémoire me revient et je réalise alors que je suis un enfant victime d’incestuel, d’inceste par mon grand-père mais aussi d’incestuel par mes parents.

 

couverture de mon livre témoignage sur mes 30 années d’anorexie

 

Comment puis-je parvenir à décrire cette vie qu’on m’a volée, parce que c’est ce que je ressens. Des parents, que j’ai beaucoup aimé : ma mère qui est décédée en 2016 de la maladie de Charcot, mon père qui est encore présent et réside en maison de retraite et que je vais voir régulièrement parce que c’est mon père.

Je n’éprouve pas de sentiment négatif pour mes parents, ni même envers mon grand-père. J’ai l’impression que, je ne continue pas à les excuser pour ce qu’ils ont fait, mais que je pense qu’ils seraient peut-être eux-mêmes victimes. J’ai le ressenti qu’ils n’ont pas conscience d’avoir été incestuels avec leurs enfants et que l’incestuel aurait été transmis de générations en générations. Alors, je me sens une sorte de mission de stopper cette transmission et de parler des dégâts que peut faire l’incestuel. L’incestuel, c’est compliqué d’en parler et pourtant ça fait des dégâts.

La preuve, après avoir rencontré une période de crises d’angoisse et de phobie sociale, de mes vingt-cinq ans à mes 30 ans, ainsi que des troubles alimentaires qui sont enfin résolus depuis seulement un an, je dois faire face à une sclérose en plaques progressive, qui a mis vingt-six ans avant d’être diagnostiquée.

 

Je suis en fauteuil roulant, mais j’ai enfin repris ma vie, ma place dans la vie. Je suis capable, autorisé, non, je dirais plutôt que je m’autorise à prendre ma place et à vous parler de ce qu’est l’incestuel et de ce que j’ai vécu en tant qu’enfant.

Je vais essayer dans ce livre de vous expliquer ce qu’est l’incestuel et surtout comment l’enfant que j’étais l’a vécu et survécu, tant bien que mal.

J’ai souhaité commencer par vous parler des dégâts possibles sur les enfants qui ont vécu dans une famille incestuelle, pour faire prendre conscience de l’importance de sortir du silence et du déni. Il n’est plus possible pour moi de me taire quand je vois oh combien l’incestuel peut détruire une vie. Mon objectif n’est pas non plus de jeter le discrédit sur ma famille, mais je ne peux plus me taire pour les protéger.

La honte doit changer de temps ? Je ne demande pas à ce que la honte soit ressentie par d’autres, mais il est temps qu’elle ne m’empêche plus de prendre la parole. Ce livre n’est pas destiné à être lu par ma famille élargie. Personne ne sait véritablement quelle a été ma vie avec un père traumatisé crânien, suite à un grave accident survenu alors que j’avais 21 ans, et une mère qui a compté sur moi pour les aider. J’ai pu trouver ma liberté depuis que je vis chez moi dans mon appartement, à l’âge de 54 ans. Aux personnes de ma famille qui me liront quand même, je leur demande de continuer à se taire et à fermer les yeux sur ma vie, comme ils l’ont toujours fait.

Dans l’incestuel, vous allez voir que l’enfant n’est pas un sujet. Ce sont ses parents qui décident à sa place. L’enfant, lui, n’est qu’un prolongement du parent. Et tout ça se passe dans la parfaite normalité, dans la banalité du quotidien. C’est en ce sens qu’il est très difficile à repérer.

 

À tous ceux qui veulent savoir ce qu’est l’incestuel par rapport à l’inceste, je leur explique ceci.

Imaginez un grand-père qui « tripote » sa petite fille, en lui passant ses mains au-dessous de sa jupe. Il s’agit d’inceste.

Et maintenant, imaginez que ces gestes soient réalisés lors d’une réunion familiale, devant les yeux des parents, mais que ces derniers ne fassent rien pour secourir l’enfant. Il s’agit alors aussi d’incestuel.

Pensez-vous que l’enfant va subir un seul traumatisme ? Non, il va être doublement traumatisé : non seulement il subit des attouchements sexuels de la part d’un membre de sa famille qu’il adore, mais en plus il doit faire face à l’absence de réaction de ses propres père et mère. Il comprend alors que le message que la famille lui donne est que tout ceci est normal, alors qu’au fond de lui il ressent bien le malaise qui le tenaille et qui lui fait dire que non ça ne l’est pas.

L’incestuel est pour moi un peu comparable à l’entourage, dans le milieu du cinéma, qui rigole et dit « c’est Gégé !», quand une victime ose dire tout haut les actes réalisés ou les mots prononcés par Gérard Depardieu. Un oncle qui dit « tous les grands-pères font ça » ou bien « tous les vieux pères font ça », pour justifier des attouchements réalisés par mon grand-père sur mon sexe ou bien des mains baladeuses de mon père sur les seins d’aides de vie ou d’infirmières.

Il faudrait qu’ils comprennent que par une telle attitude et propos, le message qu’ils font passer à l’agresseur, c’est « continue ! », en toute impunité, et pour l’enfant, ils lui font comprendre ceci : « que tu parles ou pas, de toutes façons, tu ne seras jamais protégé et tu n’es pas reconnu comme victime, et même si tu l’es, il faut que tu oublies. Et surtout, ne nous en dis pas plus, on ne veut pas voir et on ne veut pas savoir.

Il s’agit de certains extraits du livre que je suis en train d’écrire.

J’ai fait le choix de présenter ce que sont l’inceste et l’incestuel avec des mots mais aussi en images : via des photos et des dessins. sans oublier d’y mettre de l’humour !

 

Qui suis-je ?

Je m’appelle Chrystèle Bourély. J’ai 56 ans et je réside dans le sud de la France sur Montpellier.

J’ai vécu avec mes parents quasiment toute ma vie, en tant qu’aidante de mon père, devenu handicapé en 1990, suite à un grave accident de deltaplane.

Ma mère m’avait demandé de m’occuper de mon père, afin de lui permettre de pouvoir continuer à travailler.

En 1994, je suis tombée en dépression et le diagnostic de phobie sociale est tombé : 5 ans d’isolement social.

En 2001, j’ai trouvé la force de me désaccoutumer des antidépresseur et anxiolytiques et j’ai osé reprendre mes études juridiques malgré cette longue interruption : maitrise (MASTER I) obtenu par correspondance, puis un DU de sciences criminelles obtenu avec mention bien (une 1ère pour moi !). J’avais adoré étudier les problématiques de psychiatrie criminelle et le droit pénal .

J’ai poursuivi avec un MASTER II en droit de la santé et en 2011, j’ai accédé au grade de Docteur en droit !

Pour moi c’était miraculeux …

Mais en 2007, la sclérose en plaques m’a été diagnostiquée.

Pour vous faire court, en octobre 2015 ma mère a déclaré la SLA et elle est décédée 4 mois plus tard.

Je me suis occupée de la curatelle de mon père jusqu’en 2019 où les médecins m’ont conseillé de placer mon père en maison de retraite médicalisée.

Avec l’aide financière de mon oncle L. que je remercie, j’ai pu enfin vivre dans mon « chez moi ».

En décembre 2023, suite au covid et la perte du goût et de l’odorat, j’ai perdu 4 kilos qui m’ont fait voir la mort de très près : je ne pesais plus que 36 kilos pour 1 mètre 66.

C’est en ayant touché le fond que j’ai pris conscience d’avoir été anorexique durant 30 ans !

Une fois mon estomac rééduqué, j’ai réussi à reprendre 20 kilos !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Et avec l’aide de ma kiné actuelle, j’ai repris des muscles …

Quatre ans auparavant, j’avais fat réparer ma dentition avec la pose de 8 implants dentaires (dents extraites au fil des années en raison de l’anti dépresseur que j’avais pris en 1994)

Une réparation mammaire destinée à rectifier une asymétrie de naissance et réparer les dégâts de la perte de poids, je suis fière de ce nouveau corps avec qui je suis enfin en paix !

En 2024, je publie un livre témoignage sur mes difficultés alimentaires : « une anorexique affamée » et depuis 2 mois, je me suis lancée dans le projet d’écriture d’un livre sur l’incestuel.

Au fil de mes recherches, je suis sortie peu à peu de l’amnésie traumatique concernant mes parents et en particulier ma mère.

Je peux vous dire que pour moi l’incestuel est un équivalent d’inceste et que par conséquent, mes deux frères et moi avons été incestés par notre mère.

Je sais que de parler d’inceste maternel est honteux car inimaginable …

Mais il faut oser appeler un chat un chat et pour cela oser ouvrir les yeux.

Dans mon livre je dénoue le fil de l’incestuel … en détails, avec mes dessins pour vous permettre de mieux « voir » et mon humour un peu noir pour vous maintenir la tête hors de l’eau 🙂

Parce que oui certains passages sont difficiles à lire .. mais imaginez ceux qui ont vécu de tels moments !

 

Je termine cette page en proposant à toute personne victime d’incestuel de publier leur témoignage sur ce site.

 

 

Autre extrait du livre